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Inflation, surendettement, arnaques : l’inclusion financière numérique en janvier 2022

Le média Les Bons Clics propose régulièrement un tour d’horizon des actualités de l’inclusion financière par le numérique en France. 

Dans l’actualité des derniers mois : les prix continuent à grimper, le nombre de dossiers de surendettement décroît, et les réseaux sociaux deviennent le nouveau « point d’entrée » des arnaques financières.

Inflation : près de 3€ de plus pour le panier de courses moyen

La hausse des prix se poursuit en France, et s’établit à 2,9% en janvier (ramenée à un rythme annuel) selon l’INSEE. « En décembre 2021, le taux d’inflation dans la zone euro s’est élevé à 5 % sur un an, du jamais vu depuis la création de l’office européen des statistiques Eurostat, en 1997 », note Le Monde

Une hausse des prix notamment due aux coûts de l’énergie pour Christine Lagarde, présidente de la BCE (Banque Centrale Européenne), et qui se constate également sur les prix de l’alimentation (sucre, beurre, blé…). Le prix d’un panier de courses moyen a ainsi augmenté de 1,08€ en décembre et de 1,76€ en janvier (France Télévisions).  

Si l’Etat déploie une indemnité inflation de 100€, des négociations sont en cours entre les syndicats et le patronat pour compenser la hausse des prix. En attendant la suite des événements, la bonne gestion de son budget peut permettre d’éviter des difficultés financières. En la matière, le numérique a beaucoup à offrir.

L’année dernière, le média Les Bons Clics a ainsi pu rencontrer SOS Familles Emmaüs Nanterre, l’association à l’origine de PiloteBudget et Pilote Dépenses. Ces deux applications de gestion budgétaire – qui comptent désormais sur le soutien de la Banque de France, de l’Agence Nouvelle des Solidarités Actives et de plusieurs banques commerciales – sont gratuites, anonymes et sans publicités.

« Une habitude à prendre » selon Assiya, qui découvrait les applications lors d’un atelier de SOS Familles Emmaüs Nanterre.


Surendettement : la baisse du nombre de dossiers déposés se poursuit

La Banque de France a publié son baromètre mensuel de l’inclusion financière en janvier. En 2021, plus de 120 000 dossiers de surendettement ont été déposés en France, soit 15% de moins qu’en 2019*. 

Si les données de fin d’année doivent encore être affinées, plus de 90% des dossiers ont été jugés recevables dans l’année. Les causes, elles, semblent peu varier :

  • La baisse des ressources (environ 23% des cas)
  • Licenciement (environ 21% des cas)
  • Maladie, accident ou invalidité (environ 14% des cas)
  • Séparation (environ 14% des cas)

S’il est possible, depuis décembre 2020, de déposer un dossier un surendettement en ligne, le rôle du numérique dans la lutte contre le surendettement ne s’arrête pas là.

C’est précisément pour en parler que Les Bons Clics a invité le fondateur de CRESUS, Jean-Louis Kiehl, à discuter avec le fondateur de WeTechCare, Jean Deydier. Retrouvez leurs échanges ci-dessous. 

*La Banque de France a sélectionné l’année 2019 comme référence en raison des deux vagues de confinement en 2020, lorsque moins de 110 000 dossiers de surendettement avaient été déposés. La Banque de France avait toutefois reçu trois fois moins de dossiers qu’habituellement entre mars et mai.   


Arnaques financières en ligne : les réseaux comme « nouveau point d’entrée »

En décembre dernier, le Parquet de Paris, l’ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution), l’AMF (Autorité des marchés financiers) et la DGCCRF (Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes) alertaient sur les risques liés aux escroqueries sur les réseaux. 

« Plusieurs dossiers traités récemment par la DGCCRF confirment la montée inquiétante des pratiques commerciales trompeuses en ligne dans le domaine des services financiers, notamment de la part d’influenceurs ».

Communiqué de presse conjoint du Parquet de Paris, de l’ACPR, de l’AMF et de la DGCCRF

Les institutions pointent ainsi les réseaux sociaux et les influenceurs comme un « nouveau point d’entrée » des arnaques financières,  ciblant un « public plus jeune [et] de milieu plus modeste ». 

Si le communiqué ne le mentionne pas, le dropshipping [« livraison directe » en français] constitue un risque croissant sur les réseaux. En quelque mots, il s’agit d’une vente en ligne (au demeurant légale) dans laquelle la personne qui vend un bien ne se charge que de sa commercialisation. La livraison est entre les mains du fournisseur. 

Bémol pour la clientèle : les biens peuvent être vendus au double – ou plus – de leur valeur. Pour l’éviter, deux étudiants ont donc créé Antidrop, une plateforme qui permet de détecter si un site pratique le dropshipping. Il suffit pour cela d’une recherche par URL. 

Le dropshipping n’est qu’un risque parmi d’autres. Hameçonnage, faux placements, faux appels aux dons, … Le rôle des médiateurs numériques en la matière est tout à la fois essentiel et subtil. Comment sensibiliser aux arnaques en ligne sans effrayer ?

Page d’accueil du site Antidrop.

Cet article a été réalisé dans le cadre d’un partenariat avec La Banque Postale, et fait partie d’une série d’articles destinés à accélérer l’inclusion financière par le numérique. Retrouvez les autres articles ici !

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