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Chronique de Conseillère Numérique #3 – La certification et l’arrivée en structure à temps plein

En février, Marie Allo, Conseillère numérique France Services à Vitré, prenait pour la première fois la plume pour le média Les Bons Clics. Elle publie aujourd’hui un nouvel épisode de sa chronique : « La certification et l’arrivée en structure à temps plein ». Bonne lecture !

Pour clôturer la formation certifiante « Accompagner différents publics vers l’autonomie dans les usages des technologies, services et médias numériques », les CNFS (Conseillers numériques France Services) doivent passer un oral devant un jury. Ce n’est qu’ensuite qu’ils prennent leur poste à temps plein en structure auprès des usagers.

Marie Allo, sur la gauche de la photographie, lors d’un atelier collectif au centre social de Vitré.

L’examen oral

Mon oral se déroule à Nantes, le 7 février, devant un jury composé de deux professionnels : un animateur d’un FabLab et un responsable d’Espace Public Numérique. Je leur ai d’abord présenté mes lieux de travail, mes missions en tant que CNFS, et mes expériences passées. Certaines d’entre elles leur ont déjà été transmises en amont, dans un dossier professionnel que tous les CNFS doivent préparer pour la certification. 

J’avais également préparé, pendant la formation, cinq fiches action. Elles sont constituées d’un déroulé de séance d’une durée de 40 minutes, de visuels pour différents supports de communication, d’un descriptif du public, d’une présentation qui pourra être projetée durant la séance. Chacune de ces fiches est composée d’un type de public et d’un environnement numérique différents (tablette, imprimante 3D, Arduino, ordinateur et robot pédagogique).

Je présente ces fiches au jury qui choisit celle nommée « initiation à l’imprimante 3D avec des étudiants en école d’Art ». Un des examinateurs observe, le second prend le rôle d’un étudiant en école d’Art. J’anime l’atelier comme si j’étais en situation réelle et je le clôture au bout de 40 minutes.

S’ensuit un temps de discussion sur l’atelier que je viens de mener, sur les missions d’une Conseillère Numérique, et sur la pérennité du métier.

En structure, à temps plein

Le lendemain, me voilà désormais en structure à temps plein. 

Je prépare des ateliers collectifs et j’anime des permanences numériques individuelles.
Dans mon agenda, des temps de préparation d’ateliers sont prévus, ils me permettent aussi de rencontrer mes collègues et des personnes qui travaillent autour de la question du numérique sur mon territoire.

C’est en septembre 2020 que j’ai commencé à accompagner des actifs et des retraités dans l’apprentissage des outils numériques au Centre Social de Vitré, et je continue cette mission en tant que CNFS. 

Désormais, deux journées par semaine, je travaille pour l’association TREMPLIN, une résidence habitat jeunes à Vitré, qui possède un espace informatique en libre accès pour les résidents. J’accompagne les jeunes dans leurs e-démarches et je réponds à leurs questions sur l’utilisation des outils numériques. Il me faudra un peu de temps et de créativité pour me faire connaître auprès des jeunes.

Mon premier atelier post-formation

La première séance que j’ai animé après avoir passé mon examen était un peu déstabilisante car je ne connaissais pas les niveaux exacts des participants. Ceux-ci m’avaient dit qu’ils étaient débutants, mais il y a tellement de niveaux différents et chacun a une perception différente de son niveau. 

J’avais créé une trame assez dense pour pouvoir adapter la séance. C’est d’ailleurs ce que je continue à faire : certaines fonctions et certains outils me paraissent très simples, mais il faut parfois y consacrer plus de temps que prévu.

Des temps de discussions émergent également pendant la séance, notamment des craintes ou des interrogations : je fais tout pour que les gens ne repartent pas inquiets en répondant à leur questions. Et lorsque je n’ai pas la réponse, je fais une recherche entre deux séances. 

J’utilise le site des Bons Clics pour les exercices interactifs qu’il propose. Cela permet que chacun avance à son rythme. Je peux ainsi voir rapidement les acquis et me concentrer sur les personnes qui ont le plus besoin d’aide. Les apprenants n’ont pas besoin de se créer un compte : je génère un code avant le début de la séance.

Parfois je transmets aux usagers une fiche résumé qui leur permet de s’y référer si besoin. J’utilise aussi d’autres sites, notamment pour les jeux permettant d’utiliser le clavier et la souris. Ce sont des formats qui plaisent notamment du fait d’un score à atteindre.

Je retouche sans cesse les trames d’ateliers que je prépare, car de nouvelles questions apparaissent ou bien car je me rends compte que je devrais aborder tel ou tel sujet en priorité. Pour agrémenter certaines trames, je me réfère à d’autres ateliers que j’ai pu animer.

Il y a tellement de sujets à aborder qu’il faut savoir trier, choisir les basiques et les incontournables. Le temps passe plus vite que prévu en atelier, donc je prévois toujours une marge de quelques minutes.

Je me fie beaucoup aux envies et aux besoins des apprenants, tout en essayant de leur présenter une large palette des usages du numérique. Je leur présente des sites sur lesquels ils pourront retourner seuls chez eux : le but est de donner envie pour qu’ils pratiquent. 

Le jour où ils devront faire une démarche en ligne, ils seront à l’aise avec l’ordinateur. Beaucoup de choses sont similaires d’un site à un autre : le profil, les barres de recherche, les catégories, les menus…

Adapter ses ateliers

Un des apprenants est arrivé à une séance en indiquant qu’il s’était fait arnaquer après avoir reçu un mail. Il a cliqué sur un lien et transmis ses coordonnées bancaires. J’ai donc démarré le cours en parlant de la sécurité sur internet (que je comptais aborder la séance d’après) car il m’est paru nécessaire de l’intégrer directement. 

Dorénavant, j’introduis la question de la sécurité plus tôt dans mes séances. J’essaie d’en parler aussi lors des permanences numériques, dès que l’on utilise internet. La protection des données personnelles s’insère assez rapidement dans nos discussions car nous y sommes confrontés à partir du moment où nous naviguons sur internet, dès qu’il est question des cookies.

Le résultat de mon oral est arrivé par courrier postal le 21 mars, soit un peu plus d’un mois après le passage. Le jury a validé la certification ! Je pourrais, par mes propres moyens, continuer la validation des deux autres certificats de compétences professionnelles pour avoir le titre complet de « responsable d’espace de médiation numérique »


Les Bons Clics a développé une nouvelle classe virtuelle dédiée aux ateliers collectifs. Pensez à consulter notre page Eventbrite pour en savoir plus sur le cadrage et la conception d’une offre d’ateliers.

Cette chronique de conseillère numérique a été financé dans le cadre du plan France Relance.
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